L’aphorisme central du conte : « les oreilles ne poussent pas plus haut que le front », connut une fortune durable et devint un proverbe. Ce conte reste actuel et invite à se poser des questions. Pourquoi la vobla, vidée de toute pensée « superflue », devient-elle un modèle, puis une idole, avant d’être sacrifiée ? Et que révèle ce destin : la cruauté du pouvoir ou la docilité de ceux qui l’applaudissent ? Conte satirique, traversé d’un humour implacable, La Brème boucanée ne propose pas de réponse. Elle pose une dernière question, peut-être la plus troublante : qu’acceptons-nous de perdre, en nous-mêmes et autour de nous, pour avoir la paix ?